Une vocation précoce qui est née chez les frères des écoles chrétiennes

Le 29 novembre 2009La Voix du Nord édition d’Hazebrouck

Une vocation précoce qui est née chez les frères des écoles chrétiennes

L’abbaye du mont des Cats connaît depuis quelques jours une situation inédite : elle n’a plus un père abbé mais un supérieur. Le frère Jacques Delesalle vient de prendre la succession de dom Guillaume Jedrzejczak. Rencontre avec ce moine âgé de 60 ans qui est membre de la communauté du mont des Cats depuis le 3 octobre 1972.

Dans ce lieu de silence et de réflexion qu’est l’abbaye du mont des Cats, le frère Jacques semble être au diapason. Il émane de cet homme une douce sérénité qui explique peut-être pourquoi le choix s’est porté sur lui en lui confiant la direction de la communauté. Ce n’est pas la première fois chez des moines trappistes qu’un supérieur est nommé plutôt que d’élire un nouveau père abbé. Mais c’est inédit au mont des Cats.

La communauté vit une période de transition. Le frère Jacques semble posséder les qualités pour en éviter les heurts toujours possibles. À l’écouter expliquer cette situation d’une voix douce, vient l’image du berger qui conduira paisiblement son troupeau, sans élever la voix, qui l’entraînera plutôt qu’il ne le poussera vers une autre page de cette histoire qui commence à s’écrire depuis le jeudi 19 novembre, jour de sa nomination comme supérieur par le père abbé de la maison mère de Tamié, en Savoie.

Le frère Jacques Delesalle a vu le jour dans la ferme familiale d’Annapes, à Flers bourg. C’est-à-dire aujourd’hui Villeneuve-d’Ascq. Il commence sa scolarité chez les frères des écoles chrétiennes, où naît sa vocation précoce. Il rejoindra ensuite le petit séminaire d’Haubourdin et celui d’Hazebrouck (actuellement Saint-Jacques). Jacques parachève sa formation au grand séminaire de Merville (l’actuelle maison diocésaine) et effectue son service militaire de quatorze mois dans un régiment d’artillerie à Laon. Il ne se voit pas devenir prêtre diocésain. Un travail dans une banque pendant deux ans, à son retour à la vie civile, lui permet d’affiner ses choix et il arrive le 3 octobre 1972 à l’abbaye du mont des Cats.

Le frère Jacques ne débarque pas en terre inconnue dans la communauté trappiste, avec laquelle il est resté en contact pendant tout son parcours scolaire, depuis l’époque du petit séminaire d’Haubourdin.

Ils sont une demi-douzaine de moines actuels à avoir rejoint le mont de Cats à cette période, qui ont partagé ces mêmes « temps un peu rudes car, au bout de quelques mois, il faut chacun passer ses épreuves, c’est inévitable, comme dans la vie, pas que dans un monastère ».

Très discret, le frère Jacques en dira peu sur cette vie monastique voué la plupart du temps au silence. Il se contente d’évoquer une période marquante pour lui qui ne s’y est pas déroulée : trois ans d’études à Rome pour sa licence de théologie avant de revenir au mont des Cats où les années se sont écoulées entre des fonctions d’enseignement, de responsabilité de la fromagerie et comme prieur.



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